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 Matthew C. Lawford °{Humain trop faible, humain détruit. [Enfin terminée **]

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Invité



MessageSujet: Matthew C. Lawford °{Humain trop faible, humain détruit. [Enfin terminée **]   Jeu 22 Nov - 20:58

Lawford Connor Matthew

Identité

Nom & Prénom
Lawford Connor Matthew
Age
16 ans
Sexe & Orientation
Masculin/bissexuel, par défaut.
Groupe
Pan de l'île Carmichael
Altération?
Yes [X] No []

Matthew. Ton altération doit beaucoup t'aider dans ton activité préférée, vu que tu l'exerces presque vingt quatre heures sur vingt quatre. Il te sert à charmer les demoiselles, comme les messieurs d'ailleurs. Tu dégages donc des phéromones pour les faire craquer complètement à ton charme, c'est comme une sorte de joker pour être sûr qu'ils ne t'échappent pas. Vu comme ça, tu te fais paraître pour un prédateur face à une proie n'est-ce pas ?Et bien non. Tu as beau avoir encore un peu de mal à gérer cette altération, ce n'est pas pour autant que tu l'utiliseras à chaque occasion. Après tout tu dégages bien assez de charme naturel pour tous les faire fondre...


"Un humain trop faible est un humain facile à détruire..."
« L'être humain trop sensible peut chuter si rapidement...»
Physique

Toi qui déteste ta faiblesse depuis un bon bout de temps déjà, tu essaies cependant de prendre soin de ton image pour garder le cœur des dames, comme des messieurs d'ailleurs. Il ne faut pas qu'ils t'échappent;si cela arrivait un jour, tu n'y survivrais sûrement pas. Tu es donc superbement mignon, avec ta bouille d'ange et tes cheveux bouclés, carrément impossible à dompter. Ils sont donc toujours en batailles, formant des bouclettes un peu partout sur ton crâne. Tes yeux émeraudes sont presque gris à la lumière, et ils portent toujours ce regard charmeur qui font craquer tout le monde, ou presque. Ils comportement une fausse-joie, une imitation parfaite des yeux rieurs, enfantins ...

Ta bouche est presque tout le temps esquissée en un sourire tout aussi charmeur que ton regard. Cette bouche fait rêver plus d'une personnes, malheureusement elle n'a embrassé qu'une seule personne dans ta vie, celle qui t'as trahi et blessé à jamais. Et oui, contrairement à ce que tu fais paraître, tu ne vas jamais plus loin que la drague. Tu gardes toujours un minimum de respect envers tes proies, c'est sans doute pour cela qu'elles continuent à t'aimer après ...

Tu es mince, tu l'as toujours été. Cependant tu avais des muscles, que tu essayais de garder en forme avec des exercices quotidien. Tu es donc svelte, élancé et assez rapide, capable d'éviter quelques coups portés à bonne distance. Pourtant, tu n'avais presque jamais le besoin de te battre, tes phéromones te suffisaient amplement pour calmer ceux qui te détestaient. En particulier les petits amis de certaines filles ...Tu es grand, très grand. Tu as 16 ans, mais tu en parais 18. Ton mètre soixante-dix huit te pose parfois quelques problèmes, d'autres fois il faisait envie. Tu n'es pas bien gros avec tes soixante-treize kilogrammes dans le corps, mais au moins c'était un avantage pour pouvoir traîner ta carcasse plus facilement.

Ton style est à la fois simple et décontracté, tout en gardant tout de même une certaine classe. Chemise et pantalon étaient tes vêtements favoris, mais parfois tu pouvais aussi porter un jean et une veste beige ou grise.
Psychologie

Petit enfant brisé, sauras-tu retrouver le goût du bonheur?Nous n'en sommes pas sûr, dans ce monde où règne désordre et chaos rien n'est certain ...

Tu es un homme brisé, Matthew. Brisé, et surtout honteux de ta faiblesse. Après tout il a pus te diriger pendant tout ce temps sans que tu ne le remarques, alors oui, pour toi tu es quelqu'un de faible... Mais maintenant, tu caches cette faiblesse, tu la renfermes au plus profond de toi, tel coffret fermé à double tours. Et ce coffret, tu le protèges par la drague et le charme, Matthew... Tu charmes toutes les filles qui sont à ta porter, sans aucune hésitation. Ta beauté naturelle et tes regards/sourires charmeurs suffisent la plupart du temps pour les faire succomber, mais si elles sont un peu réticentes tu utiliseras ton altération en plus...

Au fond, c'est une sorte de vengeance contre lui n'est-ce pas?Tu cherches juste à lui prouver qu'il n'a pas réussit à t'atteindre... Ce qui est faux, tu le sais, nous le savons tous. Il t'a touché en plein coeur, le réduisant en cendres. Pourtant il te reste une part d'humanité qui t'empêche d'aller plus loin que le simple flirt. Pas de baiser, pas un seul attouchement... Tu te l'es interdit. Pour ne pas faire souffrir comme il t'a fait souffrir. Tu ne veux pas devenir comme lui...

Et pourtant, dans ce coffret tu caches aussi beaucoup de qualité. Tu as en fait un cœur en or Matt', toujours prêt à aider tes amis en difficulté, à les soutenir et à les protéger... Une fois ton amitié prise il est presque impossible de la lâcher, c'est sans doute pour cela que tu n'as jamais cessé d'aller voir Vérité sur son lit d'hôpital. Chaque jour après les cours tu allais la voir, lui parlant de ta journée, des nouvelles du campus... Tu es aussi coriace, une vraie tête de mule quand tu t'y mets. Tu veux toujours finir ce que tu as commencé, à n'importe quel prix, c'est d'ailleurs ce qui t'as valu ces bonnes notes dans tes bulletins...

Tu as toujours été à l'écoute des autres, aussi. Lorsqu'ils avaient un problème, ils n'hésitaient pas à t'en parler, et en échange tu les conseillais. Jusqu'à maintenant, tu n'as jamais reçus de plaintes, alors quand tu arrives à ouvrir ton cœur à quelqu'un tu lui offres aussi la possibilité de se confier... Mais pour ça faudrait-il encore que tu arrives à te lier avec quelqu'un n'est-ce pas?La seule en qui tu as confiance t'as oublié suite à son accident... Pourtant, tu continues de la soutenir, même si elle ne te fait plus confiance.

Tu as bien sûr des défauts aussi. Tu as tendance à t'élancer avant de réfléchir, l'action avant la réflexion... Cela t'as posé quelques problèmes, et t'en poses encore aujourd'hui. Tu t'énerves aussi facilement, tu es d'ailleurs très irritable depuis qu'il t'a trahi... Mais tu essaies toujours de gérer tes émotions, surtout en présence de jeunes filles. Un don Juan de ce nom doit toujours montrer son sourire dans n'importe quelle occasion, n'est-ce pas ?...
Histoire

Tes parents étaient des personnes assez aisées, Matthew. Ils dirigeaient une entreprise assez connue, du moins assez pour que tu habites une maison digne de ce nom. Lors de ta naissance, tout s'est passé pour le mieux;enfin, si nous oublions le fait que ta mère ait demandé dans combien de temps elle pourrait sortir de l'hôpital deux minutes après que tu sois sorti de son ventre. Quant à ton père, il n'est même pas resté dans la salle d'accouchement, il est directement reparti au travail après avoir emmené ta mère.  Il en a toujours été comme ça dans ta famille : travail avant vie privée. Avant la tempête, tu ne t'en étais pas vraiment préoccupais, mais maintenant tu t'aperçois qu'au final, tu n'avais passé que très peu de temps avec tes parents.

Bref. C'était souvent ta nourrice qui s'occupait de toi, tes parents ayant à peine le temps de te jeter un regard. Tu étais alors trop petit pour comprendre, et tu passais ton temps à jouer, apprenant presque tout seul à marcher, à parler. D'ailleurs, ton premier mot n'avait pas été papa, ni maman, mais le nom de ta nourrice. Évidemment, il n'eut que elle qui ne trouva ça pas normal, mais elle avait beau supplier tes parents de passer plus de temps avec toi, rien n'y fit, et elle avait finit par abandonner.

Les années passèrent, d'une monotonie certaine. Tu jouais beaucoup avec les autres élèves de ton école, et tu te crées rapidement une réputation grâce à ton visage mignon et enfantin. Même les professeurs craquaient pour cette bouille d'ange à qui ont aurais donné le bon Dieu sans confession. Mais tu ne t'en préoccupais pas trop, à ce moment-là tu essayais surtout d'attirer le regard de tes parents.

*
J'essayais désespérément de leur soutirer un mot d'encouragement, de fierté. Je ramenais toujours des bonnes notes à la maison, je donnais mon maximum, j'avais même supplié pour avoir des cours par correspondance en plus de l'école. Je voulais à tout prix qu'ils me regardent, qu'ils s'aperçoivent que j'étais là. Mais rien n'y faisait, pas un « c'est bien mon fils ! », pas même un « continue comme ça ». Mais je ne me décourageais pas, je forçais de plus en plus, veillant jusqu'à tard pour apprendre mes leçons par cœur.

Ma nourrice s'inquiétait pour moi, mais elle n'avait aucun droit, alors elle ne disait rien ... Pourtant, un soir, elle essaya de me convaincre que mes parents m'aimaient malgré tout. Alors que je révisais mon anglais, ayant un contrôle le lendemain, elle entra doucement dans ma chambre et s'assit à mes côtés. Délaissant mon cahier, je remontais mon regard devenu interrogateur vers elle. Elle poussa un petit soupir, et elle prit la parole avec un sourire doux :

« Tu sais Matthew, tu ne devrais pas faire autant d'efforts pour tes parents. Ils sont déjà si fiers de toi, tu n'as pas à faire tout ça. Tu en train de détruire ta santé!Tu ne manges presque plus, et tu te couches que tard le soir. »

Je regardais tour à tour ma nourrice et mon cahier, pour finalement le ranger dans mon cartable, lui faire un bisou et me coucher. Elle me sourit, me borda et sortit de ma chambre. Fermant les yeux, je m'endormis, plus confiant que jamais. J'étais persuadé qu'ils étaient fiers de moi. Qu'ils m'aimaient et me regarder. Oh oui, j'en étais persuadé.

*
Tu avais arrêté d'en faire trop. Tu te remis à manger correctement et à te coucher à des heures convenables, tout en gardant quand même un certain sérieux pour tes études. Tes professeurs étaient fiers de toi ; tes camarades t'enviaient d'avoir de si bonnes notes. Mais tes parents ne disaient toujours rien.

Et puis il y eut cette dispute, qui déchira tout. Tu avais alors treize ans. Tu étais dans ta chambre,  le nez penché sur tes devoirs -les professeurs vous en avait encore donner une tonne pour le lendemain- lorsque des cris sortis de la cuisine. Intrigué, tu posa ton stylo et descendit silencieusement les marches, t'asseyant sur l'une des plus basses pour écouter la conversation.

« -Et ton fils alors ?! Tu y penses un peu ?! Tu ne t'en occupes même pas !
-Parce que tu vas me dire que tu t'en occupes peut-être ?! Tu n'y fais pas plus attention que moi ! De toute façon, il ne nous sert à rien!Il n'arrivera jamais à prendre la succession de l'entreprise, il n'est pas assez mûr pour ça ! »

Matthew était très pâle, voir même blanc. Ses parents ne l'aimaient pas. Ils le considérait comme un boulet. Pas assez mature?Alors qu'il passait son temps à réviser, à réfléchir, à ... Grandir?Ils ne le connaissaient décidément bien peu. Et cette révélation brisa son cœur. Les larmes se mirent à couler, et sa nourrice, qui jusqu'alors était restée en retrait, le remarqua, elle s'avança vers les parents, d'un air grave.

« Madame, Monsieur, s'il vous plaît, ne parlez pas de votre fils comme ça!Il a fait beaucoup d'efforts pour vous, regardez son bulletin!Et il est tout à fait mûr, bien trop pour son âge d'ailleurs !
-Vous, fermez-là, ou je vous renvoie directement ! »

Sa nourrice se tût, tenant trop à son travail pour continuer à se rebeller. Elle tourna alors son regard vers Matthew, et remua les lèvres dans une excuse silencieuse. Il n'en pouvait plus, et il craqua. Il se releva d'un bond, se mettant ainsi à la découverte de tous, et hurla, en larmes :

« JE VOUS DETESTE !!! »

Et il remonta dans sa chambre en claquant la porte. C'est ce soir-là qu'il ne rencontra, lui. Son premier et unique amour. Celui qui l'a tant rendu heureux, et aussi tellement malheureux. Celui qui l'a brisé. Jammy, Jammy Harrison.

*
Ce soir-là, j'ai fugué. Une fois entré dans ma chambre, je m'étais écroulé sur mon lit, et avais pleuré longtemps. Très longtemps. A la fin, j'avais eu un mal de tête carabiné, et des yeux injectés de sang, autant que les vampires. Je suis resté un moment allongé sur mon lit à regarder le plafond, priant pour que tout ceci ne soit qu'un simple cauchemar, et que mon mal de tête passe accessoirement. Et puis j'ai réfléchis. Si je les embêtait autant, alors mieux valait que je partes non?C'est ce que j'ai fais. Me relevant, j'ai pris mon sac de cours, vidé toutes mes affaires de cours sur mon lit, et j'y ais rangé des vêtements de rechange, brosse à dents, quelques sandwich, de l'eau, des livres et l'argent de poche. J'allais partir. Loin. Très loin d'eux, très loin de tout. J'allais commencé une nouvelle vie.

Je mis ensuite mon manteau, mes chaussures, mon sac sur mes épaules et je descendis le plus silencieusement possible les escaliers. J'ouvris la porte tout aussi doucement, sortis à l'extérieur et la referma. Je pris alors une grande bouffée d'air. J'étais libre, libre!Je me mis à courir, le plus rapidement possible. Loin de cette maison. Loin de ces parents. Loin de tout. Je ne sais pas combien de temps je courus comme cela, dix minutes, vingts peut-être ? Mais je finis par m'arrêter, complètement essoufflé. Posant mes mains sur mes genoux, j'essayais tant bien que mal de reprendre une respiration un tant soit peux normale, quand une main se posa sur mon épaule.

Je me retournais, pour voir un jeune homme d'un an de plus que moi. Il était brun, mais avec une mèche bleue sur le côté droit, et il avait de magnifiques yeux verts brillant de malice. Le genre de gars que je détestais, en temps normal. Mais là, c'était différent. Mon cœur manqua un battement, et je sentis mes joues rougir. C'est ce qui s'appelle le coup de foudre.

*
« Que fais un jeune homme ici à cette heure-ci ? »

C'était la première phrase qu'il avait prononcé, un grand sourire aux lèvres. Tu ne t'aurais jamais cru capable de rougit autant rien que pour une phrase, était-ce de honte, de gêne ou était-ce parce que tu étais en pleine admiration pour cette voix si grave et si sensuelle?Tu n'aurais su dire. Tu n'aurais encore moins pu expliquer pourquoi est-ce que tu t'étais mis à débiter toute ta vie à ce parfait inconnu, racontant comment tes parents se sont fichus de toi et comment tu étais parti pour arriver jusqu'ici. Il ne t'a pas coupé une seule fois, il ne s'est même pas moqué, non. Il t'a simplement entouré de ses bras, et soufflé à l'oreille :

« Tu ne crois pas que tu ferais mieux de rentrer chez toi?Peut-être que tes parents ne se préoccupent pas de toi -ce que j'en doute, mais passons- mais ta nourrice doit s'inquiéter. Tu ne crois pas ? »

Il avait raison, et tu le savais. Simplement, tu ne voulais pas le quitter. Pas maintenant. Tu t'assis sur un banc, et tu le questionnas à ton tour sur son passé et son présent. Sans pudeur, sans secret, il se dévoila à toi, comme si vous vous connaissiez depuis toujours. Ce sentiment qui régnait dans ta poitrine était étrange, mais tu étais maintenant devenu l'homme le plus joyeux du monde. Tu n'avais pas vu les heures passées, et lorsque l'aube se leva, Jammy -car c'était comme cela que le garçon s'appelait- se leva. Il déposa un léger baiser sur ta joue, puis recula et secoua sa main dans un salut enfantin :

« Je dois te laisser. On se reverra, Matthew ? »

Tu ne pus que hocher la tête et le regarder partir, des papillons dans le bas-ventre et pleins de pensées tourbillonnant dans ta tête. Tu rentras à ton tour, bien avant que tout le monde se lève et ne découvre quoi que ce soit.

Par la suite, tout se fit naturellement. Vous vous voyiez de plus en plus souvent, et de plus en plus longtemps. En quelques mois, vous étiez devenus les meilleurs amis du monde. Tu as fais le premier pas, c'était le soir de tes 13 ans. Tu l'avais invité à ton anniversaire, d'ailleurs il n'y avait que deux personnes ce jour-là sans compter ta nourrice... Tu n'étais pas du genre à te lier facilement. Bref. C'était au moment de couper le gâteau, tu t'étais planté devant lui, et tu l'avais embrassé. Ton premier baiser devant tout le monde. Et pourtant, ils t'applaudirent, après tout ils savaient depuis longtemps ton attirance pour les hommes.

Tu fus par la suite le plus combler. Tu aimais Jammy, et il t'aimait en retour. Que demander de plus?Tu ne pensais plus qu'à lui et toi, toi et lui. Tu étais dans ta bulle Matt', et heureux comme cela. Simplement, tu ne t'en apercevais pas.

Et puis il y eut cette rencontre, une rencontre qui allait changer ta vie à tout jamais. Si un jour quelqu'un t'avais dis que tu allais rencontré une jeune fille impulsive, qu'elle allait devenir ta meilleure amie et allait réussir à te sortir d'une dépression, tu lui aurais ris au nez. Après tout, lorsque tu l'as rencontré, tout allait bien n'est-ce pas?Tout te souriait... Et pourtant tu es tombé bien bas, maintenant. Bref, c'était un matin comme les autres où tu rentrais dans la classe. Tu avais alors 14 ans... et tu sortais avec Jammy depuis déjà un an.

Elle faisait parti de ta classe, elle l'a toujours été depuis cette année-là d'ailleurs. Tu ne la connaissais pas trop, même très peu, tu savais simplement son nom... Caroline Faith Turner. Elle n'avait jamais attiré ton attention, et tu te préoccupais bien peu d'elle. Ce jour-là, tes autres camarades se moquaient d'elle. Ce n'était pas la première fois qu'ils faisaient ça d'ailleurs, mais d'habitude tu ne t'en préoccupais pas. Et étrangement, ce jour-là, tu tournas ton regard vers elle pour écouter. Pourquoi?Tu n'aurais su dire.

*
J'écoutais ces moqueries sans rien dire. J'aurais du leur dire d'arrêter, au moins cela aurait pu éviter le pire. Mais peut-être que si je l'avais dit, on ne se serait jamais rapproché comme cela. C'est assez paradoxal ce genre de sentiment:tu t'en veux, et en même temps tu te félicites d'avoir fait ce choix. Bizarre n'est-ce pas?Bha, j'étais un gosse pourri gâté à l'époque, donc je ne me préoccupais pas de ce genre de trucs. Le manque de respect, tout ça... Je m'en foutais un peu, à l'époque. Et ça je le regrettes, par contre.

Je la voyais s'énerver, mais je ne disais toujours rien, je restais simplement assis près d'elle. Et puis il y eut la phrase de trop. Je la voyais souvent avec des marques sur le visage, mais comme tout le reste je ne m'en préoccupais pas. J'étais dans mon petit cocon, ma petite bulle. J'étais heureux, peu importait les autres. J'étais vraiment si c*n à ce moment-là... Si égoïste.

« Faudrait que t'arrêtes de te frapper la tête contre les murs de chez toi, Caroline!T'as des bleus sur le front ! »

Et là, elle sauta au cou du gars. Sans même savoir ce que je faisais, je me redressais sur ma chaise, l'attrapa par le bras et l'attira contre moi. Je l'entourais de mes bras, et plantant mon regard dans le sien, je lui ordonna :

« Stop!Tu vois pas que c'est ce qu'il cherche à faire ?! Calme-toi ! »

Pourquoi l'avais-je arrêté?Pourquoi l'avais-je conseillé, calmé?Je ne sais pas, je ne l'ai jamais su. Et encore une fois, je remerciais le ciel de m'avoir donné ce réflexe. Car c'est grâce à ça que j'ai pus la rencontrer. Elle se dégagea de mon étreinte et alla s'asseoir sur sa chaise sans un mot. Je fusillais le garçon du regard, avant d'aller m'asseoir à mon tour. Le professeur arriva à ce moment, et je ne pus lui parler encore un peu.

Le cours se passa sans encombrement, et c'est avec un soulagement certain que j'accueillis la sonnerie annonçant la récréation. Rangeant rapidement mes affaires,je cala ensuite mon sac sur mon épaule et poursuivit Caroline qui était sortie parmi les premières. Je me mis alors à parler, de tout et de rien. Je ne savais même pas si elle m'écoutait, par contre je vis très bien qu'elle essayait de m'esquiver. Mais je m'acharnais à parler, encore et toujours, à rester auprès d'elle. Pourquoi ?Je ne le sais pas non plus. Mais j'ai finalement gagné, car elle avait finit par répondre à une de mes questions. Laquelle?Je ne sais plus. Cela me parait si loin,maintenant.

-Ok heu... Ecoute Matt', t'es chouette, t'es cool, t'es mignon, mais sincèrement... Je crois pas que tu fasse ce que tu as fait tout à l'heure gratuitement, hein? Personne m'a jamais arrêté dans ces cas là, et toi encore moins, tu savais même pas que j’existais. Alors quoi? T'es tomber subitement amoureux? On t'as fait parié un truc? Tu voulait impressionner ton pote?

*
Sincèrement?Cette phrase t'avais surpris, Mat'. Très surpris. Tu t'étais retourné, posant ton regard perplexe sur elle. Amoureux?Impossible, tu avais Jammy. Et tu étais homo, alors. Impressionné ton pote?Quel pote?Maintenant que tu y pensais, tu n'avais que deux amis, Jammy, et un autre qui n'était même pas dans ta classe. Alors, oui, tu étais vraiment perplexe. Pourtant, la rumeur qu'un garçon aussi mignon que toi était finalement homo avait fait le tour du collège en deux jours. Elle ne l'avait pas entendu ?

« Bien sûr que non!Amoureux, aucune chance, je suis homo et en couple. Impressionné mon pote?Mais quel pote?J'en ai que deux, mon petit copain et un autre qui est dans une autre classe!En fait, je sais même pas pourquoi j'ai fais ça. Mais si ça t'a vexé, j'en suis désolé, vraiment... »

La fin de ta phrase, tu l'avais finis dans un souffle. L'idée que tu ais pu la blessé t'avais paniqué, sans aucune raison apparente. Décidément, tu étais bien bizarre aujourd'hui. Était-ce parce que tu étais hautement joyeux?Tu n'aurais su dire. Quoi qu'il en soit, elle semblait rassurée, et elle te tendit la main. Tu lui rendis ton sourire, et glissa la tienne, laissant une chaleur nouvelle t'envahir. Une nouvelle amitié venait de commencer, et encore une fois, tu n'aurais jamais cru qu'elle ailles si loin.

Tu étais joyeux, comme ceci. Caroline était entrée dans ta petite bulle de bonheur, car tu étais encore un enfant dans ta tête à 14 ans Matthew. Tu n'avais pas encore ouvert les yeux sur ce monde cruel, même en présence de Caro'. Enfin pas encore... Mais plus elle revenait avec des coups sur son visage, plus tu te réveillait. Petit à petit, lentement, les engrenages se mirent à bouger. 14 ans et demi. Vous étiez tous les deux dans ta chambre ce jour-là, Jammy et toi. Vous parliez de tout et de rien, quand soudainement ta voix s'éleva, inquiète :

« Caro' m'inquiètes de plus en plus... Son père la frappe de plus en plus souvent... J'ai peur Jammy et si il la tuait un jour ? »

Pour toute réponse ton petit ami t'enlaça amoureusement. « Oublie là un peu, on est rien que tous les deux... » Tu ne t'étais pas encore rendu compte que vous êtes allez beaucoup trop loin... Vous ne pensiez qu'à vous deux, surtout lui, il était si égoïste mais tu ne t'en aperçus que trop tard. Sa main glissa sous son T-shirt, alors que tu rougissais de plus en plus.

Quittons la pièce et fermons la pièce, le reste ne nous concerne plus ...

Mais le lendemain, tout dérapa. Tu étais entré plus que joyeux dans l'école, t'approchant instinctivement de Jammy, mais dès que tu fus arrivé près de lui, tu sentis que quelque chose clochait. Il te regardait avec une réelle satisfaction, une réelle perversité. Tu ne l'avais encore jamais vu comme cela, mais avant que tu ais pus lui demander quoi que ce soit, il prit la parole :

« Tout n'était qu'un jeu, Matthew. Tout était faux, basé sur un simple paris avec les copains. Et sais-tu en quoi il consistait?Avoir ta virginité. J'ai eu du mal, mais j'ai réussis... Tu t'es fais avoir Mat'. Au fond, je t'ai toujours détesté. »

*
Comment des mots pouvaient-ils faire aussi mal?Je ne le sais pas, mais je me souviens comme si c'était hier de cette déchire profonde au niveau de mon cœur. J'en aurais presque hurler de douleur en le voyant s'éloigner les mains dans les poches, l'air de rien. Un jeu. Tout cela n'était qu'un jeu. Je m'étais fais avoir, en beauté. Et ça faisait si mal, car moi je l'ai aimé passionnément, sincèrement. Alors je me suis mis à courir, sans but, comme lorsque je l'ai rencontré. Et je suis arrivé devant chez moi sans même m'en rendre compte. J'ai ouvert la porte, monter les escaliers  quatre à quatre et je me suis enfermé dans ma chambre.

Me jetant sur mon lit, j'éclatais alors en sanglots. Je n'ai jamais autant pleuré de ma vie. Rien que pour lui, ce salaud répugnant. Je le détestes maintenant. Mais avant, je l'aimais. Malheureusement.

*
Tu broyais du noir depuis plusieurs jours. Tu séchais les cours, ou plutôt n'y allait pas vu que ta nourrice était au courant … Bref, tu passais son temps dans sa chambre, volets fermés. Tu refusais de voir du monde, même Caro' n'arrivait pas à te faire sortir de ta chambre. Tu te sentais complètement perdu, abandonné. Jammy t'avait trahit... Il avait joué avec toi, pendant tout ce temps!Tu le haïssais, et l'aimait tellement.

Et puis un soir, tu décidas d'agir. Tu devais partir loin, très loin. Comme lorsque tu l'as rencontré. Pour tourner la page, fuir... Tu fis donc son sac, pour la deuxième fois de ta vie. Tu sortis ensuite de ta chambre silencieusement, descendant les marches lentement et ouvrant la porte avant de sortir au dehors. Tu refermas la porte et te mit à courir. Encore. Courir où, tu n'en avait aucune idée, mais tu devais courir. Les larmes coulaient sur tes joues. Et puis tu t'arrêtas pile devant la maison de Caro'.

Alors instinctivement, tu t'avanças vers la porte et tendit la main vers la sonnette. Tu restas un moment figé, pesant le pour et le contre. Puis tu appuyas, lentement, avant de laisser ton bras retombé le long de ton corps. La porte s'ouvrit. Tu te demandas alors qu'elle tête tu avais. Sûrement pas très belle, avec toutes ces larmes qui coulaient sur tes joues sûrement devenues rouges, et ces cernes noires en-dessous tes yeux... Car ça faisait bien trois jours que tu n'avais pas eu de nuit correcte.

-Ma…Matthew…

Caro' avait une cigarette en main. Une cigarette. Elle fumait?Tu ne le savais même pas. Sans réfléchir, tu sautas dans ses bras, pour pleurer de plus belle. Tu te sentais en sécurité avec elle, rassurée. Pourquoi?Aucune idée, mais tu aurais voulu rester là éternellement. Tu eus la force de chuchoter :

« Il s'est foutu de moi... Depuis le départ... Je le déteste... Je le déteste... Caro'... ! »

Caroline t'invita à entrer en te proposant une boisson. Tu refusas d'un mouvement de tête, cependant tu te laissais tomber sur une chaise la plus proche. Tu la regardas allumer la cigarette du coin de l’œil, retenant le moindre commentaire. Cependant, c'est à ce moment-là que tu compris que vous étiez vraiment différents, et que tu ne savaispas à quel point les démons qui hantaient Caro' devaient être cruels.Tu te surpris à t'en vouloir. Tu étais vraiment égoïste !

-Il t’a fait quoi. Ce Jammy.

Tu frissonnas. Le ton de Caro' avait été froid, tranchant. Tu la regardas, baissas le regard, la regardas de nouveau. Que devais-tu raconter?De toute façon Jammy devait maintenant être à l'étranger... Alors tu pouvais bien raconter ce que tu voulais.

« On a... Couché ensemble... la semaine dernière... » Une légère rougeur s'imposa sur tes joues et tu dus détourner le regard pour continuer. « Mais le lendemain il a dit... Que tout ça n'avait été qu'un jeu... Un pari avec ses amis, qui consistait à avoir ma virginité... Et il est partit... Je le déteste ! »

Et tu te remis à pleurer. Mais quand est-ce que ces larmes allaient s'arrêter?Tu ne savais même pas qu'un corps pouvait contenir autant d'eau. Et en plus, maintenant tu t'en voulais de pleurer pour une histoire de cœur, alors que ta meilleure amie subissait bien plus grave.

« Dé... Désolé... Je vais m'en sortir... Je vais m'en sortir... » Alors pourquoi cette phrase sonnait-elle aussi faux ?

-Ouais, ça se voit.

Tu relevas la tête et la regarder écraser la cigarette. Ouais, en effet, ça se voyait. Et puis, à quoi ça servait de se mentir à soi-même?Rien. Alors autant qu'il se dise que pour l'instant, il ne s'en sortirait pas. Pour l'instant. Tu vis la main de Caro' apparaître devant toi, une main si sûre.

-Oubli ce type. Il ne te mérite pas. Ne pleure pas par sa faute. Tes larmes… Elles ne doivent pas lui appartenir. C’est triste pour lui remarque. Il ne trouvera jamais l’amour avec un tel comportement, et il ne sera jamais heureux, alors que toi… Un jour tu trouveras quelqu’un de bien, et TOI tu seras heureux ce jour-là. Ce jour-là je serais là Matt’. Et ensemble, on le verra s’écraser le nez par terre.

Tu la regardas droit dans les yeux, avant d'essuyer les dernières larmes sur ses joues. Tu glissas ensuite ta main dans la sienne et sourit. Un sourire à moitié vrai, mais au moins il comportait une part de vérité tout de même.

Tu t'étais construit un comportement de Don Juan pour masquer tes faiblesses. Ce n'était peut-être pas la bonne solution, mais au moins il y avait moins de risques de souffrances. Tu n'étais fidèle qu'à toi même qu'en face de Caro', la seule en qui tu faisais confiance maintenant. Ce jour-là, tu l'avais invité chez toi et vous avez fait vos devoirs ensemble, malheureusement en partant Caro' avait oublié son cahier. Tu te retrouvais donc à marcher gaiement dans la rue, le cahier en-dessous le bras. Tu arrivas rapidement en face de la porte, mais au moment de sonner tu entendis un objet se briser à terre. Son père.

Tu l'avais complètement oublié celui-là. Sincèrement, tu ne l'avais jamais vu, mais déjà tu le détestais du plus profond de ton être, et tu n'avais aucun respect pour lui. Tu fis rapidement le lien entre le bruit de cet objet cassé et ce qu'il devait se passer en ce moment même, et cela te mit dans une rage sourde. Ouvrant silencieusement la porte, tu t'infiltras tel un voleur dans la maison, attrapant au passage le premier objet venu : donc un parapluie. Une chance qu'il ne fermait pas cette maison à clés.

Tu posas le cahier sur un meuble, attrapant ainsi le parapluie de tes deux mains et cherchant silencieusement où est-ce que Caro' et son père pouvaient se trouver. Tu arrivas alors devant la cuisine, et vit ta meilleure amie à terre, son père de dos. Tu suivis le poing levé du regard lorsqu'il s'abattit une fois de plus sur la joue de Caro'. Tu ne réfléchit plus, frappant durement le dos du père indigne de toutes tes forces, pas assez pour le blesser gravement mais assez pour le mettre à terre.

Tu lâchas alors le parapluie, portant ensuite Caro' comme une princesse, avant de te mettre à courir en dehors de la maison, de peur que le père ne se relève et ne vous poursuive. Tu débarquas chez toi en furie, montant les escaliers quatre à quatre jusqu'à la salle de bain avant de l'asseoir délicatement au sol.

« Caro'!Ca va?! »

Elle entrouvrit les yeux, pourtant tu sus tout de suite qu'elle n'était qu'à moitié consciente. Elle avait des larmes dans les yeux, les faisant briller de tristesse et de douleur. Tu ne l'avaisvu jamais dans une pareille situation. Tu en voulais cette fois horriblement à ce père, et si tu le pouvais tu l'aurais rué de coups, rien que pour avoir le plaisir de le voir souffrir comme il faisait souffrir son enfant !

-Matt’… J’ai mal…

Merde, il l'avait pas loupé. Tu la déshabillas délicatement, sachant parfaitement que chaque mouvement devait être un supplice pour la jeune fille. Elle se retrouva donc en soutiens-gorge devant toi, mais pour cette fois tu ne t'en occupais pas plus que cela, de toute façon tu étais gay alors... Tu l'examinas rapidement : hématomes, bleus, parfois même des coupures plus ou moins profondes...

« Put**, mais quel conn*** ! »

Ce n'était pas dans ton habitude de jurer, mais là tu étais vraiment en colère. Tu te redressas sur tes jambes et sortis tout ce qu'il fallait pour la soigner, bien que tu ne pouvais faire quelque chose que pour les blessures extérieurs. Avec de pareils coups, elle devait sûrement avoir d'autres blessures en-dessous la peau. Tu la soignas donc tout aussi doucement, jetant parfois des regards en coin vers son visage grimaçant de douleur. Tu la rhabillas ensuite, la portas de nouveau et alla l'allonger dans ton lit.

« Voilà, c'est finit maintenant... Essaie de te reposer Caro'... »

Tu n'avais pourtant pas bougé, mais elle agrippa  tout de même ton bras en pleurant un peu, te demandant de rester avec elle. Tu ne pus empêcher une moue amusée d'apparaître sur ton visage, essayant ainsi de détendre l’atmosphère.

« Bha oui, tu crois quoi, que je vais dormir par terre peut-être ? »

Sur ces mots, tu t'allongeas à ses côtés, la serrant contre toi et en serrant sa main. Tu avais gardé un petit sourire, essayant ainsi de la détendre le plus possible. Il fallait avant tout qu'elle se repose, et en collant ton front contre le sien, tu lui murmuras :

« Aller, repose toi. Je serais toujours là Caro' tu m'entends?Toujours... Je te laisserais pas. »

Et tu lui fis un nouveau sourire, avant de fermer les yeux aussi. Tu étais complètement épuisé, et tous ces événements t'avaient un peu retournés. Pourtant, malgré cette grosse fatigue, tu ne réussis à t'endormir qu'une fois sûr que ta meilleure amie était plongée dans le pays des rêves.

*
A la suite de cet « incident »,  Caro' s'installa définitivement chez moi. Lorsqu'elle alla chercher quelques affaires chez son père, je me suis mis à stresser comme jamais. Et si il ne travaillait pas ce jour-là?Et si il rentrait plus tôt?J'avais terriblement peur de la perdre. C'est pour cela que lorsqu'elle franchit de nouveau le seuil de ta maison, je poussais un long soupir de soulagement avant de lui sourire. Je m'étais juré de la protéger à tout prix depuis ce jour.

Tu commençais à aller mieux, lentement. Tu cachais ton cœur fragile sous les compliments et les clins d’œil que tu faisais à la gente féminine, et cela t'allait très bien. Ton cœur meurtri commençait à se réparer, un tout petit peu. Les semaines passèrent, mais tout s'écroula de nouveau autour de toi, te donnant ainsi le coup de grâce.

Tout avait pourtant bien commencé. Tu t'étais levé ce matin-là (enfin ce midi-là, vu que tu avais fais la grasse matinée) de bonne humeur. Caro' était déjà partie depuis un petit moment t'informa ta nourrice, et tu pris donc ton petit-déjeuner en souriant. Tu t'habillas, puis sortit dehors, et tu flânas ainsi tout l'après-midi devant les magasins. Tu rentras chez toi en fin d'après-midi, et tes parents étaient là, dans la cuisine, avec ta nourrice, la mine sombre. Caroline. Tu sut tout de suite qu'il s'était passé quelque chose. Tu bégayas :

« -Où est Caroline ?
-Mat'...
- OU EST CAROLINE ??
-Elle... A eu un accident. Elle est l'hôpital. Mat', il faut que tu saches que... »

Mais ta nourrice n'eut jamais le temps de finir. Tu aurais peut-être dû la laisser faire, d'ailleurs. Le choc aurait peut-être été moins dur. Mais non, tu étais partis en courant vers l'hôpital sans l'écouter. Peu importe si c'était loin, tu finis quand même par y arriver, essoufflé, épuisé. Tu demandas où était Caroline Turner, et la réceptionniste lui indiqua qu'elle était hors de danger et dans la chambre 124. Mais avant de t'informer que tu ne pouvais pas encore y aller, tu fonças dans cette fameuse chambre. Tu ouvris la porte. Elle était là, pâle, les yeux fermés, branchés à une machine. Une crainte sans nom monta en toi, alors que tu glissais ta main dans la sienne. Elle était froide.

« Caro'... S'il te plaît, réveille-toi... J'ai besoin de toi, Caro'... »

Et puis un médecin entra... Au lieu de te sortir de la chambre il soupira, s'assit à côté de toi et posa sa main ferme sur ton épaule. En voyant ton air désespéré il avait compris à quel point elle était importante pour toi, il l'avait comprit et c'est pour cela qu'il avait ce regard peiné en articulant cette phrase que tu retins à jamais dans ta mémoire :

« … Elle est dans un coma profond. Mais essaye toujours de lui parler, on dit que même les gens dans le coma entendent les paroles... »

Tu ne pleurais toujours pas. Tu ne l'as jamais pleuré, bien que l'envie avait été là plus d'une fois. Mais pour elle, tu avais décidé d'être fort. De te battre à sa place, comme elle l'avait toujouts fais jusqu'à présent. Non, tu ne pleuras pas. Tu déposas simplement tes lèvres sur cette main. Et tu te mis à lui parler de ta journée, comme si elle avait les yeux ouverts.

*
Par la suite, j'allais voir Caro' tous les jours à l'hôpital. Je lui donnait les nouvelles du lycée, de mes nouvelles et celle de ma famille. Je lui parlais de tout et de rien, de la pluie et du beau temps. J'avais parfois l'impression qu'elle me souriait, mais je rêvais sûrement. Les mois passèrent, elle était toujours dans le coma. Puis il y eut le jour de la tempête.

C'était pourtant un soir comme les autres. J'étais à table avec ma nourrice, lui parlant de tout et de rien, un faux sourire accroché sur les lèvres. Je n'aurais jamais cru que j'allais un jour devenir un aussi bon menteur. En guise de bruit de fond, la télé qui parlait de la météo inquiétante. Mais je ne m'en préoccupais pas plus que cela, de toute façon même si une tempête fonçait sur nous il n'y avait rien à craindre, j'étais très bien protéger chez moi.

Mes parents étaient encore en voyage d'affaires. Caro' me manquait. Le souvenir de Jammy  me hantait. Je prétextais une grosse fatigue et montait dans ma chambre, avant de m'enfermer à clef et d'éclater en sanglots, comme presque tous les soirs. J'essayais d'effacer le regard triste que ma nourrice m'avait lancé juste avant que je ne ferme la porte. Je savais qu'elle m'entendait, toujours. Les murs n'étaient pas si épais que ça malgré notre richesse. Cela fait dès mois que mon père parle de travaux sans rien faire.

J'enfouis ma tête dans mon oreiller pour étouffer mes sanglots, puis me laisser aller de plus belle. Combien de temps dura cette crise de larmes?Oh, une bonne demi-heure, si ce n'est plus. Lorsque je me calmais enfin, j'avais la tête en feu et les yeux qui me piquaient, et j'étais épuisé. Mais je ne réussis pas à dormir. Le premier éclair bleu zébra le ciel, mais il ne fut pas suivit du son habituel de l'orage. Intrigué, je me levais et descendis dans le salon, mais ma nourrice était déjà couché. Je regardais au-dehors, alors qu'un autre éclair apparut dans le ciel, mais il me parut plus proche que le premier.

Je m'assis sur le canapé, obnubilé par ce spectacle de lumière bleutées qui apparaissaient dans les nuages sombres. Je n'avais jamais vu ça auparavant, et ça me semblait comme irréel. Mais le cri de ma nourrice me ramena à la réalité alors que je me précipitais dans sa chambre. Mais aucune trace d'elle, seulement de ses vêtements. Je me mis alors à paniquer, la cherchant dans toutes les pièces, sans résultat. Un éclair brisa une fenêtre et s'abattit sur moi. Je m'effondrais au sol, dans une dernière pensée pour Caro'.

Je me réveillais le lendemain, à priori. La tempête semblait s'être calmée, même si les nuages menaçants étaient encore présent. Je me levais en vacillant, pris d'un mal de tête carabiné. Je glissais mon regard par la fenêtre et ouvrit de grands yeux. Tout était recouvert de neige. En plein été ?! C'était quoi ce délire?Je ne cherchais plus ma nourrice. Elle avait définitivement disparu, je le savais. Mais pas le temps de m'apitoyer sur mon sort. Je fis un sac de provisions, avec des vêtements chauds, à manger et à boire, puis sortit dehors. Tout était silencieux. Trop silencieux.

Inquiet, je me mis à courir tant bien que mal vers l'hôpital. Il fallait que je vois Caro', que je vois si elle allait bien. Et si elle avait disparu, comme ma nourrice... ? Non!Il ne fallait pas que j'y penses. Pas maintenant. Au bout d'un certain temps qui me semblait une éternité, j'arrivais devant la porte et l'ouvrit, avant de monter les escaliers. Il n'y avait aucun bruit. J'entendais des enfants pleurés, et les plus grands essayer de calmer toute l'assemblée malgré la panique qui se lisait dans leurs yeux. Aucune trace des adultes. J'entrais dans la chambre de Caro'. Elle était là, toujours en train de dormir. Cependant quelque chose me gênait. Elle semblait... Moins endormie, comme si son coma était devenu moins profond.

Je la porta comme une princesse. Il fallait qu'on parte d'ici, j'avais un mauvais pressentiment. Cependant, je ne pouvais pas laisser les autres enfants seuls. C'était de la folie, mais je ne pouvais pas faire autrement. Il fallait que je les emmène. Alors je leur hurlais de se préparer, de mettre des vêtements chauds, de trouver des sacs et mettre tout ce qu'ils pouvaient à l'intérieur. Les plus grands s'occupaient des bébés, les enfants s'occupaient des provisions. Je les aidais un maximum, sans lâcher Caro'. On dormit tous dans cet hôpital ce soir-là, avant de nous mettre en marche dès l'aube le lendemain.

Je m'inquiétais énormément pour la santé des enfants. Certains avaient juste des entorses, des bras ou jambes cassés, mais avec les béquilles et du repos ils pouvaient tenir. C'était surtout les malades qui m'inquiétaient. Même avec les quelques médicaments qu'on avait pris, j'avais peur qu'ils ne tiennent pas le chemin. Au bout d'un certains nombres de jour que je ne comptais plus -une semaine, plus peut-être?- nous arrivâmes devant des châteaux. D'autres enfants nous accueillirent, et c'est avec un soulagement certain que nous nous installâmes dans cette zone. Je ne quittais plus Caro' d'une seule semaine, m'occupant d'elle du mieux que je ne le pouvais.

Irl
►Votre Pseudo ?:Mat', Matthew iront très bien. Mais ne vous étonnez pas si d'autres personnes utilisent Tetsu. XD
►Votre âge ?: 180 ans ♥ /vlam. Naaan, 13 ans. Et toutes mes dents. <3
►Double-compte ?:Nope
►Avez-vous lu le règlement ?:je l'ai écris, patate. Auto-validation
►Un petit truc à rajouter ?:je vous aime ♥


Dernière édition par Matthew C. Lawford le Mar 17 Déc - 13:38, édité 3 fois
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Doug Carmichael


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MessageSujet: Re: Matthew C. Lawford °{Humain trop faible, humain détruit. [Enfin terminée **]   Ven 18 Jan - 21:43


Présentation validée !
Re-bienvenue, Nathounet !

Bon en même temps je vais te dire que ton histoire était mauvaise. C'était cool tout ça, mais il y avait pas d'olives, c'était triste. Puis sans être validé tu as répondu à ton RP, c'est pas cool pour moi. ( Non je ne me plains par du tout, parce que je meurs sous les Rps XD).

Ta présentation est maintenant validée. Tu peux dès à présent accéder à la zone RP ! Mais avant, n'oublie pas de recenser ton avatar dans le bottin. Si tu n'as pas encore trouver de partenaire RP, tu peux faire ta demande ici et tu peux même faire le suivit de ton personnage dans cette partie ! Aussi, si tu pouvais voter sur les top-sites de temps en temps, cela nous aiderait beaucoup. :3

Voilà voilà, si tu as la moindre question n'hésite pas à contacter le staff, et encore bon RP à toi !


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Matthew C. Lawford °{Humain trop faible, humain détruit. [Enfin terminée **]

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